Sinema Paradisu met à l'honneur le premier court métrage de Toussaint Martinetti
Le premier court métrage de Toussaint Martinetti, "Les forts ne disent rien", a d'abord marqué les esprits lors de la Nuit du Droit organisée par le Conseil Départemental d'Accès au Droit (CDAD) de la Corse-du-Sud. Cette projection dans un cadre juridique a mis en lumière la pertinence sociale de l'œuvre qui aborde des thématiques sensibles comme la délinquance juvénile, la toxicomanie et la fragilité des relations familiales face aux influences extérieures. La présence du film lors de cet événement a souligné sa dimension citoyenne et sa capacité à susciter une réflexion autour des problématiques juridiques et sociales contemporaines en Corse.
C'est désormais au Sinema Paradisu que le réalisateur corse a présenté son film mettant en scène Julia Raffini dans un récit poignant ancré dans la réalité ajaccienne. L'œuvre nous plonge dans la vie de Pierrot, un chauffeur de camion veuf qui élève seul sa fille Victoria, une adolescente de 15 ans brillante et jolie, dans un HLM d'Ajaccio. Leur quotidien modeste mais harmonieux bascule brutalement lorsque Victoria fait la connaissance de Damien, un jeune délinquant impliqué dans le trafic de drogues. Fascinée par ce personnage charismatique et dangereux, la jeune fille se laisse entraîner dans une spirale destructrice, développant une double dépendance : amoureuse et toxicomane. Face à cette situation dramatique, Pierrot se retrouve démuni, luttant de toutes ses forces pour arracher sa fille à cette emprise néfaste.